Que voir en Islande quand on a une ou deux semaines devant soi et un van ? Les grands classiques d'abord : le Cercle d'Or, les cascades de la côte sud, les plages de sable noir, les lagunes glaciaires et le lac Mývatn. Puis, dès qu'une demi-journée se libère, les coins plus discrets : une vieille piscine au fond d'une vallée, une gorge tapissée de mousse, une cascade que vous aurez presque pour vous.
Bonne nouvelle pour le budget : en Islande, la nature ne fait pas payer l'entrée. Cascades, plages, canyons et points de vue sont gratuits ; seuls quelques parkings très fréquentés sont payants, à régler sur une application (Parka, par exemple) ou à la borne. La plupart des lieux de ce guide se trouvent au bord de la Route 1 ou à peu de distance, et se rejoignent sans difficulté en van. Comptez un peu de gravier et quelques courtes marches : le jeu en vaut largement la chandelle.

Avant chaque sortie, jetez un œil aux alertes sur safetravel.is, à l'état des routes sur umferdin.is ou road.is et à la météo sur vedur.is.
Les incontournables de l'Islande
Pour un premier voyage, ces sites-là méritent leur réputation. La nature y est en accès libre, à part quelques parkings et les grands lagons, et l'été, tout se rejoint en van 2WD.
- Le Cercle d'Or : le parc national de Þingvellir, entre les plaques nord-américaine et eurasienne, le geyser Strokkur, qui jaillit à quelques minutes d'intervalle, et la double chute de Gullfoss. La boucle se fait dans la journée depuis Reykjavík ; les étapes et le temps à prévoir sont dans notre guide du Cercle d'Or en Islande.
- Seljalandsfoss et Skógafoss : les deux grandes cascades de la côte sud, au bord de la Route 1. Un sentier passe derrière le rideau d'eau de la première, un long escalier grimpe au sommet de la seconde. Les autres chutes à ne pas manquer sont sur notre page des cascades d'Islande.
- Reynisfjara : la plage de sable noir près de Vík, avec ses orgues basaltiques et ses aiguilles de roche plantées dans la mer. L'accès est libre, mais la plage est dangereuse : lisez notre guide de la plage de Reynisfjara avant d'y aller.
- Jökulsárlón et Fjallsárlón : deux lagunes glaciaires où dérivent des icebergs, au pied du Vatnajökull et au bord de la Route 1. Skaftafell et la cascade de Svartifoss sont à moins d'une heure de route : tout est dans notre guide du Vatnajökull.
- La péninsule de Snæfellsnes : le Kirkjufell, la plage de Djúpalónssandur et les falaises d'Arnarstapi. Notre circuit Snæfellsnes et Cercle d'Or en 3 jours réunit les deux.
- Les fjords de l'Ouest : la région la plus isolée du pays, avec la cascade de Dynjandi et la petite ville d'Ísafjörður. Comptez au moins cinq jours ; nos itinéraires sont dans le guide des fjords de l'Ouest.
- Le Nord et le lac Mývatn : fumerolles, champs de lave et pseudo-cratères autour de Mývatn, Goðafoss au bord de la Route 1 et Dettifoss, d'une puissance impressionnante. Tout est dans notre guide du nord de l'Islande.
- Les sources chaudes : des grands lagons comme le Blue Lagoon ou les Mývatn Nature Baths, payants et souvent à réserver, aux bassins naturels perdus dans la campagne. Notre carte des sources chaudes en Islande les réunit.
Pourquoi les sites gratuits sont souvent les meilleurs
L'Islande n'est pas une destination bon marché. Entre la location, le carburant et les courses, la note grimpe vite, alors autant savoir que les paysages, eux, ne coûtent rien. En laissant de côté les attractions payantes et bondées pour les grands espaces, vous faites des économies et vous retrouvez le calme.
Ces moments-là ont aussi plus de saveur : un bain dans une vallée où monte la vapeur, une marche sur le sable noir dans la lumière du soir, une cascade partagée avec une poignée de promeneurs. Il vous faut seulement de bons vêtements, le respect des règles locales et le réflexe de vérifier chaque matin la météo et l'état des routes.
Les sources chaudes gratuites (ou presque)
Les bassins géothermiques naturels laissent souvent les plus beaux souvenirs d'un voyage en Islande. Beaucoup sont à une courte marche de la route. N'oubliez pas le maillot, remportez tous vos déchets et suivez les consignes affichées sur place. Quelques-uns sont sur un terrain privé et demandent une petite participation ; nous le signalons à chaque fois.
Seljavallalaug, sur la côte sud
Seljavallalaug est une vieille piscine en pierre, cachée au fond d'une vallée étroite non loin de Skógafoss. Depuis le petit parking, on longe un ruisseau pendant une vingtaine de minutes avant de la voir apparaître sous des pentes verdoyantes, avec le glacier au loin. L'eau est tiède plutôt que chaude : on l'apprécie surtout par une journée d'été sans vent. Pas de personnel, juste une cabane sommaire pour se changer. L'entrée est libre, avec une boîte pour les dons.
Hrunalaug, près du Cercle d'Or
À deux pas du Cercle d'Or, Hrunalaug semble pourtant loin de tout. Des murets de tourbe entourent deux petits bassins de pierre et une minuscule cabane, dans un décor vert et paisible. L'eau avoisine souvent les 40 °C. Le site est sur un terrain privé et une petite participation est demandée. Ce bain se glisse bien dans une journée sur le Cercle d'Or, de préférence tôt le matin ou vers le coucher du soleil, quand il y a moins de monde.
Guðrúnarlaug, dans l'Ouest
Guðrúnarlaug est liée à une vieille saga islandaise, et l'on s'y sent un peu hors du temps. Le bassin rond, en pierre, est posé à côté de bâtiments en tourbe, au creux d'une vallée tranquille, à moins de cinq minutes à pied du parking. L'eau est agréablement chaude, le vestiaire rudimentaire, et l'endroit a beaucoup de charme. Une petite participation peut être demandée. Une belle halte si vous roulez entre l'Ouest et le Nord.
Fosslaug et les bains de Drangsnes
Dans le Nord, Fosslaug est un petit bassin au bord d'une cascade, à quelques minutes de marche d'un parking proche de la Route 1. Dans les fjords de l'Ouest, à Drangsnes, des bains d'eau chaude s'alignent face à la mer, et l'on y aperçoit parfois des phoques. Les deux sont gratuits : de quoi se délasser après une longue journée de route.
Hveravellir et Hellulaug
Hveravellir est une oasis géothermique au cœur des Hautes Terres, avec ses caillebotis, ses fumerolles et un bassin d'eau naturellement chaude, dont l'accès est payant. On y monte l'été, quand la piste de Kjölur (route 35) est ouverte. Ce n'est pas une route F, mais une piste de gravier très cahoteuse : nous la déconseillons avec nos vans 2WD, car elle peut sérieusement abîmer le dessous du véhicule, et ces dégâts restent à votre charge. Nos 4x4 peuvent l'emprunter quand elle est ouverte, en roulant doucement, mais le plus simple reste le bus des Hautes Terres.
Hellulaug, à l'inverse, se trouve au bord de la mer, dans les fjords de l'Ouest : un petit bassin entre les rochers, tout près du rivage, où l'on se baigne au bruit des vagues. Tous deux demandent plus de route, mais si votre programme le permet, ce sont parmi les plus belles haltes thermales du pays.
Des balades et des gorges loin de la foule
Pas besoin de partir pour le grand trek du Laugavegur : l'Islande regorge de courtes balades gratuites, souvent désertes, avec des canyons et des vues sur la côte, sans billet ni horaire de groupe.
Le canyon de Múlagljúfur
Dans le Sud-Est, tout près de la lagune de Fjallsárlón, Múlagljúfur est un canyon profond et verdoyant où tombent plusieurs cascades. Le sentier grimpe au-dessus des parois : comptez environ 1 à 2 heures aller-retour. Les lagunes glaciaires attirent les foules à quelques kilomètres de là, et pourtant on y croise peu de monde.
La gorge de Rauðfeldsgjá, sur Snæfellsnes
Sur la péninsule de Snæfellsnes, Rauðfeldsgjá est une fente étroite dans la montagne, à laquelle se rattachent des légendes locales. Une courte marche mène à des parois couvertes de mousse, avec une petite cascade tout au fond. Par temps de pluie, les rochers glissent : restez dans les zones balisées.
Cascades, plages et curiosités naturelles gratuites
En Islande, beaucoup de belles découvertes commencent sur un parking : vous laissez le van, vous suivez un court sentier, et le paysage s'ouvre. Ici non plus, pas de billet d'entrée : tout au plus un parking payant sur les sites les plus fréquentés.
Gljúfrabúi, Kvernufoss et Gluggafoss
À quelques minutes à pied de Seljalandsfoss, Gljúfrabúi se cache dans une gorge étroite. Près de Skógafoss, Kvernufoss se mérite par une petite marche dans un vallon herbeux, et l'on peut passer derrière la chute. Du côté de Fljótshlíð, Gluggafoss, la « cascade aux fenêtres », s'écoule à travers une série d'arches rocheuses, à quelques pas d'un petit parking ; il y a rarement foule. Trois cascades proches les unes des autres, et trois ambiances bien différentes.
Reynisfjara et Hvalnes
Reynisfjara doit sa célébrité à son sable noir, à ses orgues basaltiques et aux aiguilles de roche qui se dressent dans la mer. La plage est gratuite, mais les vagues sournoises peuvent remonter très loin sans prévenir : restez à bonne distance de l'eau, ne tournez jamais le dos à l'océan et respectez le système de feux d'alerte (vert, jaune, rouge). Loin à l'est, Hvalnes est une réserve naturelle bien plus calme, avec une plage de galets noirs, un phare et des falaises à oiseaux. Les deux trouvent facilement leur place dans un road trip en van sur la Route 1.
Les arrêts que vous n'aviez pas prévus
En chemin, vous croiserez une foule de points de vue sans nom, de cratères en bord de route et de petits sentiers absents des cartes touristiques. Laissez du temps libre dans vos journées pour vous arrêter quand quelque chose attire votre regard, mais toujours sur un parking ou une aire prévue pour cela, jamais sur la chaussée.
Que voir à Reykjavík sans rien dépenser
La capitale aussi a ses plaisirs gratuits, de quoi équilibrer votre liste entre ville et nature.
Le jardin de sculptures d'Einar Jónsson
Ce petit jardin, juste à côté de l'église Hallgrímskirkja, expose des statues inspirées des mythes et légendes islandais. L'entrée est gratuite, des bancs invitent à souffler un moment, et les enfants adorent tourner autour des sculptures. Une halte culturelle à glisser dans votre balade en ville.
Le phare de Grótta et la plage de Nauthólsvík
Au bout de la ville, Grótta réunit un phare, un estran que la marée découvre et un petit bain de pieds alimenté en eau géothermique, en accès libre. Un endroit paisible pour le coucher du soleil et, de fin août à mi-avril, pour guetter les aurores boréales quand le ciel est dégagé. Nauthólsvík est une plage aménagée où, l'été, de l'eau géothermique vient réchauffer une petite lagune. Les habitants y viennent se baigner et profiter de la mer. La plage est gratuite ; les vestiaires et le bain chaud peuvent être payants, selon la saison.
Street art et colline d'Öskjuhlíð
Le street art est partout dans les rues du centre de Reykjavík : une balade à votre rythme ne coûte rien et réserve de belles photos. Tout près, la colline d'Öskjuhlíð offre des sentiers en forêt et des points de vue sur la ville, autour du dôme de Perlan.
Que voir en Islande en une semaine de road trip
Pour relier une bonne partie de ces lieux, le plus simple est de suivre la Route 1, en entier ou en partie, en van. En une semaine, vous combinez sans courir quelques sources chaudes, deux ou trois balades tranquilles et une bonne série de cascades gratuites. Gardez des journées de route raisonnables, prévoyez vos courses à l'avance et ayez toujours un plan B quand la météo change la donne.
Le soir, on dort au camping : passer la nuit dans son van en dehors d'un camping n'est pas autorisé en Islande. Le planificateur offert avec chaque réservation trace votre voyage jour par jour, avec les vrais temps de route et un camping pour chaque nuit, et nos itinéraires de road trip en Islande vous donnent d'autres idées de parcours.
Il ne vous manque plus que le van : tous nos modèles, avec leurs prix pour vos dates, sont sur notre page location de camping-car en Islande. Notez sur la carte les bains et les balades qui vous font envie, l'Islande se charge du reste.
Que voir en Islande : vos questions
Les sites naturels sont-ils payants en Islande ?
La plupart sont gratuits : cascades, plages, canyons et points de vue n'ont pas de billet d'entrée. Quelques sites très fréquentés ont un parking payant, à régler sur une application (Parka, par exemple), et certaines sources chaudes sur terrain privé, comme Hrunalaug, demandent une petite participation.
Quels sont les incontournables pour un premier voyage en Islande ?
Le Cercle d'Or, les cascades de Seljalandsfoss et de Skógafoss, la plage de Reynisfjara et les lagunes glaciaires de Jökulsárlón et de Fjallsárlón. Avec plus de temps, ajoutez Snæfellsnes, le Nord autour du lac Mývatn, avec Goðafoss et Dettifoss, ou les fjords de l'Ouest.
Où se baigner gratuitement en Islande ?
À Seljavallalaug, près de Skógafoss, où une boîte recueille les dons, à Fosslaug dans le Nord, et dans les bains de Drangsnes et de Hellulaug, dans les fjords de l'Ouest. À Reykjavík, le bain de pieds géothermique de Grótta est lui aussi gratuit.
Faut-il un 4x4 pour voir ces sites ?
Non. Presque tous se rejoignent en van 2WD par la Route 1 et des routes goudronnées ou de gravier ordinaires. Pour Hveravellir, par la piste de Kjölur (route 35), prenez l'un de nos 4x4 quand elle est ouverte, ou le bus des Hautes Terres. Les routes F, elles, sont réservées à nos 4x4.
Reynisfjara est-elle dangereuse ?
Oui, dès qu'on s'approche trop de l'eau. Les vagues sournoises peuvent remonter très loin sur la plage sans prévenir : restez à distance, ne tournez jamais le dos à l'océan et respectez les feux d'alerte.
Où dormir en van pour visiter ces sites ?
Toujours dans un camping. Passer la nuit dans son van sur un parking, au bord de la route ou près d'un site n'est pas autorisé en Islande. Le planificateur offert avec chaque réservation prévoit un camping pour chaque nuit.


